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Vannerie en Provence : Coralie, la lumière et l’âme sensible d’un art vivant

  • 19 juin 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 juil.

Vannerie en Provence : Coralie, la lumière et l'âme sensible d'un art vivant

Il y a des personnes qui avancent dans la vie avec une boussole intérieure, silencieuse mais tenace. Des personnes qui suivent le fil de leurs envies, même lorsqu’il semble se perdre dans les détours. Coralie fait partie de celles-là. À ses côtés, on comprend que la vannerie est bien plus qu’un artisanat : c’est une manière d’habiter le monde, d’enlacer les matières comme on embrasse une nouvelle page de sa vie. Une femme lumineuse, douce et courageuse, dont le parcours est un récit de reconversion, d’écoute de soi, et de création joyeuse.








De la déco à la fibre

Coralie a d’abord eu une vie bien remplie dans l’univers de la décoration : dix années à exercer en tant que visual merchandiser, au service d’une grande marque d’horlogerie. Un métier de tendance et de mouvement, où elle apprenait à capter les envies des autres, à mettre en scène des objets pour susciter des émotions. Elle observe, analyse, s’inspire. Mais déjà, au détour des boutiques, son œil s’arrête souvent sur les paniers.

Comme tout objet qui l'interpelle, elle ne les achète pas. Elle les imagine. Elle les démonte du regard, décrypte les gestes invisibles, et se dit : « Ça, je pourrais le faire… »

Puis sa vie personnelle change, les déplacements professionnels deviennent pesants. Coralie ralentit. Elle se recentre. Elle fait un bilan de compétences, un de ces moments-pivot où l’on met tout à plat. Elle travaille alors chez une marque célèbre dd'aménagement et décoration d'intérieur, et la vannerie continue de s’imposer doucement à elle. L’osier, les fibres, les textures, les tressages. Elle qui faisait déjà du crochet retrouve là un langage familier, une calligraphie nouvelle à explorer avec les mains. L’envie se précise.


Une reconversion en pleine conscience

C’est un vision board, qui va l’aider à mettre un mot sur ce qu’elle ressent. La vannerie y figure en bonne place.

Une séparation, le désir d’un nouveau départ, le besoin de créer de ses mains : tout converge. Coralie entame alors les démarches pour s’inscrire au CAP Vannerie à Lyon. Un parcours semé d’embûches administratives, avec le COVID en arrière-plan, mais qu’elle traverse avec persévérance. Un an de formation intense, riche, fondatrice. Un monde s’ouvre. Elle tombe amoureuse des valises en osier, se passionne pour les formes, la technique, les gestes anciens.

Quand vient l’heure de poser ses valises, c’est le Vaucluse qui l’appelle. Elle y avait passé un été, des années plus tôt. Un souvenir d’odeurs, de lumière, de calme vibrant. Elle y revient, s’y installe. Un coup de cœur qui ne s’explique pas tout à fait, mais qui fait sens. Ici, elle respire. Ici, elle vibre.


Vannerie en Provence : Plus qu’un métier, un lien humain

Coralie commence à vivre de son activité, mais ce n’est pas simple. Elle vend ses créations, bien sûr, mais ce qui la fait vraiment vibrer, ce sont les rencontres. Les ateliers qu’elle anime, les institutions où elle intervient, les femmes qu’elle accompagne. Elle parle souvent d’état méditatif, d’ancrage. Elle sait, intuitivement, que la vannerie peut ouvrir des portes intérieures. Que les gestes simples, répétés, peuvent devenir des rituels de soin, d’écoute, de recentrage.

« Ce que j’aime, c’est la transmission. Le lien. Quand j’anime un atelier, il se passe quelque chose. Au début, les gestes sont hésitants. Et puis très vite, les personnes se laissent embarquer. Il y a du silence, de la concentration. Chacun entre dans sa bulle. C’est comme si le monde ralentissait. »

Elle s’ouvre à l’art-thérapie, suit une formation à Paris. Elle comprend que son chemin est là : dans cette jonction subtile entre le travail de la matière et le soin à l’autre.


La beauté du geste

Assister Coralie dans son atelier, ou la suivre au bord de la Sorgue, c’est entrer dans un autre rythme.

Elle sort ses outils, épinette, fendoir, batte. Elle vous explique les fibres, leurs histoires, leurs origines. L’osier, bois français ; le rotin, liane exotique. Bienvenue dans le monde de la vannerie, en Provence.


découvrir l'art de la vannerie en Provence

Elle trempe ses fibres dans l’eau, pour les assouplir, les rendre dociles, prêtes à se laisser transformer. Le geste est lent, précis. Elle taille, tresse, ajuste. C’est tout un ballet entre ses doigts et la matière. Une danse silencieuse, presque hypnotique.

On regarde. On écoute le bruissement de l’eau, le frottement des fibres. On comprend alors que chaque création est une offrande. Qu’il y a dans chaque panier, chaque abat-jour, une part d’elle, de son intention.

« Si je ne suis pas bien, ça se voit. Je le dis souvent : imprégnez de belles intentions, elles circulent dans la matière. » 

Ses ouvrages sont uniques, habités. Ils racontent toujours une histoire.

Lorsqu'elle crée pour répondre à une demande, c'est à la personne en question qu'elle pense en créant, à la vie future de cette création...



Un matin nouveau

Coralie a choisi d’appeler son activité Nouveau matin. Un nom comme une promesse. Celle de ne jamais se laisser enfermer dans une case. Celle de s’autoriser à vivre, à créer, à recommencer autrement.

La vannerie n’est qu’une des couleurs de sa palette. Demain, ce sera peut-être autre chose. Et c’est très bien ainsi. Ce qui compte, c’est le mouvement. C’est l’envie.

Elle est de ces femmes qui avancent à l’instinct, sans artifice. Qui n’ont pas peur de dire que c’est parfois dur, mais que c’est beau. Qui osent se lancer, essayer, recommencer. Coralie inspire. Elle transmet une joie simple, une curiosité sincère, un goût du vrai.


Coralie, une rencontre inspirante aussi bien humaine qu'artistique...

Merci Coralie, pour ton partage et ton accueil...


Il n'y a pas de replay à la vie,

Enjoy 🌿


Marie-Laure


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